Henri Baron, peintre de la Bretagne

Mon entourage familial ne me destinait pas à devenir peintre. C’est la découverte, étant enfant, d’une petite galerie de peinture à Lorient qui m’a donné l’envie de peindre. Le pourquoi demeurera pour moi un mystère.

Henri Baron
Henri Baron dans son atelier

La découverte de la peinture

Henri Baron, né en 1927 à Lorient commence à s’intéresser au dessin et à la peinture vers l’âge de dix ans. Sensible à la peinture, il prend plaisir à s’arrêter longuement devant la vitrine d’une galerie de peintures au centre de Lorient, la galerie Boucard, rue des Fontaines. Cette galerie exposait les tableaux de ce peintre, principalement des paysages et des marines.
De 1943 à 1944, il est réfugié à Gourin suite aux bombardements de Lorient.

Âgé de seize ans, il se débrouille suffisamment pour réaliser au crayon gris les portraits des gens du voisinage. Vers l’âge de vingt ans, il prend goût à dessiner et s’y exerce de plus en plus.

Les années d'apprentissage

De 1949 à 1950, Henri Baron se rend à Quimper, une fois par semaine,  pour assister aux cours de l’école des beaux-arts.
C’est en 1950 qu’il rencontre Albert Prudhomme, professeur de dessin au lycée Dupuy de Lôme à Lorient. Il prend des cours à son domicile et travaille avec lui pendant six ans.
La période de 1960 à 1980 marque un ralentissement de la production d’Henri Baron en raison d’une intense activité professionnelle. Il se remet régulièrement à peindre au début des années 1980.
Ayant toujours l’envie de se perfectionner, Henri Baron suit des cours à l’école des beaux-arts de Lorient de 1986 à1990.

 

Les expositions

En 1954, Henri Baron expose pour la première fois dans une salle de la mairie de Gourin avec un autre peintre Maurice Guégan. La presse locale lui trouve « un style excellent, une composition criante de vérité et de relief » notamment en ce qui concerne les natures mortes exposées : « La chope alsacienne », « La nature morte aux citrons » et « La nature morte au bougeoir ». Il est noté que les chaumières : « Chemin creux à Quinquis », « Ferme de Guermeur », « Ferme de Penquelen » sont traitées avec beaucoup de vérité et de vigueur. Toujours en 1954, la mairie de Gourin fait l’acquisition de deux de ses tableaux, « Le château de Tronjoly » et « La chapelle Saint Hervé » qui sont exposés dans la salle d’honneur.
Au salon de 1957, le journal Ouest France note : «l’inspiration bucolique» qui se dégage d’un «Vieux chaume » et d’une «Ferme au Guermeur», près de Lorient.
En juin 1989, il fait découvrir ses œuvres à l’hôpital Bodélio dans le cadre de l’exposition « Les ports du Morbihan » parmi huit autres peintres de la région lorientaise.

Henri Baron peignant

En 1990, il participe à la quatrième rencontre des artistes hospitaliers. À partir de 1990, il expose régulièrement à la galerie de Kerbrest en Guidel.
Au cours de l’été 2004, il expose seul, à la chapelle de la Madeleine à Guidel, trente-deux toiles dans le cadre de la manifestation «Chapelles en art».

Les prix

1954
Deuxième prix de la section peinture décerné par la Société Lorientaise des Beaux-Arts de Lorient pour la nature morte « Pichet orange aux fleurs ».

1956
Médaille d’argent du Salon des Beaux-Arts dans la section peinture aux exposants de moins de trente ans. 

1985
Prix Foch-Expansion à Lorient pour le tableau « Kiosque de la place Alsace Lorraine ».

1989 août
Prix spécial de la ville de Port-Louis pour une marine.

1992 août
Prix de la ville de Port-Louis pour une marine.

1993 avril
Premier prix d’huile classique du dix-septième salon de l’USAM (Union Sportive Arsenal Maritime Brest) pour le tableau « Le port de commerce à Lorient ».

Henri Baron et une jeune élève dans son atelier

Le goût de transmettre

De 1988 à 1995, Henri Baron donne des cours à l’intention du personnel de l’hôpital Bodélio à Lorient.
De 1995 à 2000, Henri Baron fait partie du conseil d’administration de la Société des beaux-arts de Lorient.
Pendant huit ans, de 2000 à 2008, il donne des cours de peinture à des particuliers et dans le cadre d’associations.

Divers

Le 14 Avril 2003, il participe avec d’autres peintres à un reportage pour FR3 « La vie d’ici Ouest » au cours duquel il réalise un tableau de vieilles coques de bateaux, thème de l’émission.

Atelier d'Henri Baron